
Le respect, par les pays signataires, du protocole de Kyoto implique la baisse des émissions de gaz à effet de serre, essentiellement le CO2. Cela suppose une moindre utilisation des énergies fossiles (pétrole, gaz, etc.). Or, le modèle économique qui est le nôtre est gros consommateur d’énergie et, pour tenir les objectifs de Kyoto, des solutions alternatives doivent être trouvées... A court terme, le nucléaire, énergie propre mais dont la gestion des déchets n’est pas sans problème, peut servir de relais. Le développement des énergies dites renouvelables (marée, vent, solaire, etc.) en est un autre. Cependant, à plus long terme, une voie a été jusqu’ici peu exploitée : la géothermie. Sous nos pieds, quel que soit le lieu au monde, se trouve une énorme quantité de chaleur qui appartient à tous et à chaque pays si on utilise l'ancien droit du "tréfonds" : c'est l'énergie thermique du sous-sol et du magma ! Convertir en électricité l'énergie thermique contenue dans notre bonne vieille terre ! Quel beau programme ! L'étude de cette voie intéressante demandera sans doute des recherches importantes au niveau national ou européen. Chercheurs et industriels, à vos laboratoires et vos bureaux d'études !
Commentaires
Il m'a paru intéressant de faire état ce qui se dit sur au sujet de l'énergie sur le blog des Echos que l'on peut voir ICI
http://blogs.lesechos.fr/article.php?id_article=207
GM
La consultation du Blog des Echos http://blogs.lesechos.fr/article.php?id_article=242
dont un des lecteurs a indiqué votre site m'a permis de faire votre connaissance.
Points de vue très intéressants et sonorité originale.
Je reviendrai !
BS
Cette discussion montre une méconnaissance de la ressource géothermique: tout d'abord, il ne faut pas confondre la géothermie avec la récupération de la chaleur du sol avec des pompes à chaleur(PAC). La chaleur du sol provient en effet du réchauffement du sol par le rayonnement solaire et par l'eau de pluie. Ensuite, le flux géothermique est en moyenne sur les continents de l'ordre de 62 mW/m2, ce qui est très faible. Ce n'est donc pas ce flux que l'on exploite, mais le stock de chaleur accumulé dans des roches profondes.Ce stock n'étant renouvelable qu'à une vitesse très faible, cela limite énormément les quantités d'énergie que l'on peut espérer récupérer annuellement de manière durable. Les températures sont faibles ( au plus 250 °C) et donc le rendement thermodynamique de la transformation en électricité, l'est également. Le forage de puits ( de type pétrolier) est très coûteux. Last but not least, le transfert d'énergie se fait par l'eau, dont la circulation dans des conditions satisfaisantes est liée à la géologie du site. Ce dernier point est le plus méconnu, la plupart des commentateurs n'ayant pas la moindre idée de l'architecture des roches qui se trouvent sous leurs pieds.Tout cela fait de la géothermie un recours marginal à nos besoins énergétiques, sauf dans des sites exceptionnels.Et il ne s'agit pas d'une découverte: le système de chauffage urbain par des eaux thermales à Chaudes-Aigues date de 1337. Cela n'empêche qu'il est utile de faire des recherches pour améliorer la situation. En Europe des recherches sur la récupération de la chaleur de roches profondes et sa transformation en électricité ( GIE Exploitation minière de la chaleur) ont lieu depuis une bonne dizaine d'années à Soultz-Sous-Forêts en Alsace et devraient déboucher d'ici peu d'années sur le couplage au réseau d'une petite centrale géothermique.A suivre
Voici un site où les échanges sont ne sont pas superficiels !
Continuez ainsi.
BC
@ Jules B.
Le sujet de la géothermie est vaste et tu as déjà quelques choses à utiliser dans les échanges précédents.
Si tu souhaites approfondir ce sujet, je ne saurais mieux te proposer que de lire l'ouvrage de Raymond Ferrandes
LA CHALEUR DE LA TERRE
(de l'origine de la chaleur à l'exploitation des gisements géothermiques )
publié par l'ADEME
Pour faciliter les choses je reproduis ci-après une présentation générale de la vocation de l'ouvrage...
La Chaleur de la Terre ...
Un histoire fabuleuse commence il y a 4,5 milliards d'années : la naissance du système solaire et de notre planète Terre...
Dans cet univers, la chaleur joue un rôle fondamental. Le soleil diffuse une énergie colossale et pour notre globe terrestre à l'intérieur brûlant, seule un infime partie de cette énergie est utilisée.
La géothermie ne peut prétendre à l'universalité, mais cette jeune industrie, de mieux en mieux maîtrisée, est souvent unique dans sa complémentarité avec d'autres énergies.
L'ambition des auteurs du livre est d'essayer de faire comprendre le monde de la chaleur terrestre, d'où elle vient, comment se sont formés les gisements et dans quelles conditions il peuvent être mis en valeur par les hommes.
Elle est aussi d'expliquer que, par ses réserves colossales et son exploitation en équilibre avec l'environnement , la géothermie laisse espérer de larges perspectives dans sa contribution au développement et aux progrès futurs de notre société...
Bon TPE !
HPS
Nous allons voir rapidement pourquoi la géothermie est parfaitement placée, dans le contexte énergétique mondial actuel, pour profiter de la "révolution verte".
Vous constaterez que la géothermie, encore méconnue du grand public, est sur le point d'être projetée sur le devant de la scène -- loin devant les autres sources d'énergie... La géothermie est ultra-profitable, d'accord... ... mais qu'est-ce que c'est au juste ?
La géothermie c'est l'utilisation de la chaleur naturelle provenant des entrailles de la Terre. C'est aussi un des procédés technologiques les plus performants et les moins polluants permettant de produire de l'électricité à usage domestique et industriel.
Les premières traces d'utilisation de ce type de chaleur datent de plus de 20 000 ans, au Japon. Bienfaits thérapeutiques mis à part, les industriels s'y intéressent depuis plusieurs années pour ses remarquables caractéristiques renouvelables, non polluantes et de production remarquables. Alors comment ça marche, la géothermie ? C'est très simple : la Terre est constituée d'un noyau de magma situé à plusieurs milliers de kilomètres sous la croûte terrestre, qui réchauffe la planète de l'intérieur. Là où le magma est en fusion, le flux calorique est de l'ordre de 42 millions de MW -- soit l'équivalent de 50 000 centrales nucléaires. Autant dire qu'il y fait très chaud : environ 4 200 °C ! Heureusement pour nous, la roche contenue dans les entrailles de la Terre est très mauvaise conductrice et la température décroit naturellement du centre vers la croûte ! Pour vous donner une idée, on estime qu'à 2 ou 3 km de profondeur, la température tourne autour de 60 °C... à 4 ou 5 km on atteint les 100 °C... etc. Tout le défi que doit relever l'industrie géothermique tient à cela : être capable de creuser suffisamment profond pour atteindre ces zones de chaleur naturelles et transformer la chaleur en électricité pour chauffer un maximum de foyers et faire tourner un maximum d'usines. Je ne vais pas développer plus sur la question technique parce que le Dr Thomas Chaize l'a parfaitement bien fait dans la partie théorique de "Géothermie : les meilleures valeurs pour profiter du boom". Sachez simplement que dans le monde entier, 39 pays -- avec une population cumulée de plus de 750 millions de personnes -- ont suffisamment de ressources géothermiques pour répondre à tous leurs besoins en électricité. Comme vous pouvez le constater sur la mappemonde ci-dessous, les zones propices à la géothermie recouvrent une grande partie du globe et se concentrent particulièrement le long des grandes failles géologiques, là où la température est la plus élevée. Selon la nature du sous-sol -- régions tectoniques, bassins sédimentaires ou socle cristallin --, la température permet d'utiliser 3 types de géothermie : à haute énergie (celle qui nous intéresse) à basse énergie et à très basse énergie. Le marché est énorme. Aujourd'hui, environ 163 000 foyers sont chauffés par procédé géothermique rien qu'en Ile-de-France. C'est en Californie, aux Etats-Unis, que l'industrie géothermique est la plus prolifique. L'industrie produit là-bas près d'un quart de la production moyenne mondiale. Il faut dire que la politique énergétique américaine s'est rapidement mise au diapason du Peak Oil. Déjà sous George W. Bush, on commençait à chercher de nouveaux moyens de produire de l'énergie en prévision de la pénurie d'or noir sur le continent. Mais avec Barak Obama, les Etats-Unis utilisent carrément l'énergie renouvelable comme moteur de la relance économique : pas moins de 32 milliards de dollars lui seront consacrés sur les dix prochaines années. Partout dans le monde, les mesures gouvernementales pleuvent pour améliorer l'accès des foyers et des industriels à cette ressource énergétique, qui parmi les énergies renouvelables présente le plus d'avantages à la production -- nous y reviendrons. Aujourd'hui, nous avons une occasion exceptionnelle de nous positionner pour profiter de cette avalanche d'investissements -- et qui plus est dans un secteur encore ignoré du grand public ! Mais vous vous demandez sans doute... Pourquoi la géothermie plutôt que l'éolien ou le solaire ? Entre toutes, l'énergie géothermique est de loin la meilleure. Il y a plusieurs raisons à cela. La plus simple : la météo. En effet, il faut un minimum de luminosité pour qu'un capteur solaire produise de l'énergie. Concrètement, les installations solaires ne fonctionnent que 24% à 33% du temps à cause des cycles de la nuit et des mauvaises conditions météorologiques. Idem pour l'éolienne qui a besoin de vent : elle ne fonctionne réellement que 25% à 40% du temps sur les sites les plus venteux ! Mais la Terre, elle, produit de la chaleur en permanence... et un site géothermique exploitant la chaleur du sous-sol tourne en moyenne 95% du temps -- un atout majeur pour les industriels. Davantage de production veut dire aussi que le rendement est meilleur : un MW/H produit avec la géothermie coûte moins cher qu'un MW/H produit avec l'énergie solaire par exemple... Vous le voyez, l'industrie géothermique a de beaux jours devant elle. Mais son développement se fait petit à petit, sur le long terme. En réalité l'émergence de la géothermie dans notre vie quotidienne dépend de deux facteurs externes qui peuvent favoriser son développement ou au contraire le ralentir... Je vous propose de découvrir maintenant ces deux facteurs et pourquoi nous allons entrer dans une phase d'accélération remarquable, dont il faut profiter dès aujourd'hui. Profitez du boom de la géothermie : c'est le moment ou jamais ! Comme beaucoup de valeurs énergétiques, la géothermie est corrélée au cours du pétrole et progresse à peu près à la même allure que le baril. Il suffit de comparer le cours du baril de brut et celui d'une des valeurs phares du secteur géothermique pour s'en convaincre. Quand le pétrole passe de 60 $ à 145 $, c'est la timbale sur les géothermiques... et quand il repart à la baisse, elles suivent le mouvement. Il faut savoir également que ces valeurs bénéficient d'un effet de levier qui peut leur permettre de surperformer le cours du brut. Qu'est-ce à dire ? Eh bien, lorsque le pétrole augmente de 100% en quelques mois par exemple, certaines valeurs géothermiques grimperont de 110%... 120%... voire beaucoup plus. Prenez notre précédent rapport sur la géothermie par exemple. Pendant que le pétrole atteignait ses sommets, prenant 240% en 18 mois, nos valeurs fusaient au même moment : 816,67%... 227,87%... 150%... 212,50%... 85,65%... 98,53%... et 258,78% ! Mais aujourd'hui le contexte est un peu différent : la crise est passée par là, le baril est redescendu de ses plus-hauts à moins de 40 $ -- encore plus bas qu'il y a deux ans ! Bref, les valeurs géothermiques sont actuellement absolument attractives et toujours aussi prometteuses -- c'est la fenêtre de tir inespérée ! En plus, si vous cherchez à jouer la hausse du pétrole, vous avez avec les valeurs géothermiques le moyen idéal de surperformer cette hausse. La seule raison qui peut empêcher ces valeurs de progresser serait de voir le prix du brut se stabiliser définitivement autour des 40 ou 50 $... C'est la thèse des éternels optimistes -- que nous ne partageons pas ! Pensez simplement aux pays producteurs de pétrole qui ont tout intérêt à tirer les prix vers le haut... à la consommation effrénée des BRIC qui sont sur le point d'entamer leurs "trente glorieuses"... aux réserves de pétrole qui se réduisent chaque année un peu plus... Le pétrole ne restera pas longtemps à 40 $. Pour toutes ces raisons et bien d'autres que vous découvrirez dans "Géothermie : les meilleures valeurs pour profiter du boom", on peut raisonnablement penser que le pétrole repartira à la hausse... voire vers ses sommets -- il ne faut surtout pas rater cette opportunité. Vous l'aurez compris, plus la demande énergétique mondiale augmentera, plus le pétrole deviendra cher et plus les cours des valeurs géothermiques s'apprécieront, tant ils sont corrélés au cours du brut... ... mais ce n'est pas tout : il existe un autre facteur qui va doper la demande géothermique, moins connu mais au combien efficace : la question du timing. Vous savez peut-être qu'un arbre met parfois une dizaine d'années avant de pouvoir produire des fruits... Eh bien la géothermie, c'est exactement la même chose ! Après 10 ans d'attente... ... l'heure de la récolte a sonné ! Il faut savoir une chose au sujet du secteur géothermique : il se développe par vagues successives. En effet, la géothermie est corrélée au cours du pétrole : chaque fois que celui-ci entame une tendance de fond haussière, les projets de centrales géothermiques poussent comme des champignons sur un sol humide ! C'est pour cela que la première vague de construction de centrales géothermiques date des années 1970-1980 : nous étions alors en plein choc pétrolier. Bilan : dix ans après le premier choc pétrolier, les Etats-Unis ont doublé leur capacité de production de géothermie... La seconde vague du début des années 2000, avec le début de la hausse du baril qui cotait alors moins de 18 $. Dans les années qui ont suivi, de nombreux projets géothermiques ont été mis sur les rails... et certains d'entre eux arrivent aujourd'hui à maturité. C'est pour nous une véritable aubaine parce que l'idéal est d'acheter des valeurs géothermiques juste avant que leur production ne démarre. Chacune de ces vagues a conduit à une hausse de la production électrique d'origine géothermique... mais il faut plusieurs années -- entre la mise en route du projet d'un site géothermique et la production effective d'électricité -- pour récolter les fruits de l'arbre qui a été planté ! Aujourd'hui c'est le bon moment pour agir : ne ratez pas le coche ! Vous pourrez profiter de l'effervescence autour des valeurs dont les sociétés démarrent leur production. Mais il faut que je précise une chose sur ce boom de la géothermie : même s'il se développe par vagues successives, il est tout à fait durable. Avec les nombreux projets déjà en place sur le marché et ceux qui sont à prévoir, la géothermie a le champ libre. Un seul exemple : selon le M.I.T, l'électricité d'origine géothermique pourrait atteindre 10% de la production électrique totale des Etats-Unis d'ici 2050. Les Etats-Unis ont déjà 2 957 MW de capacité de production géothermique en place. Et les capacités en cours de développement sont actuellement de 3 959 MW. Et tout ça avant l'arrivée d'Obama qui va appuyer sur l'accélérateur ! Son plan de relance prévoit en outre 32 milliards de dollars alloués à tout le secteur des énergies renouvelables -- la géothermie en profitera aussi. Sans compter que le secteur du solaire se prépare à vivre une forte crise de surproduction de panneaux solaires, les prix de vente et les marges des entreprises vont être laminés, et une bonne partie des 200 sociétés du secteur pourrait être rasée de la carte dans les mois à venir.
La géothermie fera alors office de refuge pour les capitaux en quête d'investissement dans les énergies renouvelables, en attendant que le secteur du solaire redresse la tête et se concentre.
@ GHEERBRANT
Spontanément, je vous dirais que je ne me suis pas posé la question en ces termes, tout simplement parce que l'industrie associée à ce secteur est très éclatée et embryonnaire.
Les expériences réalisées à ce jour sont soit des opérations-pilote en matière de géothermie à faible profondeur autrement dite "géothermie de basse enthalpie", soit des expériences-pilote à vocation de production électrique mais dont les résultats sont encore financièrement peu compétitifs (au cours du pétrole actuel) et qui présentent encore des problèmes techniques qu'il conviendrait de résoudre scientifiquement...
Je profite de la réponse à votre question (très incomplète je l'admets) pour attirer votre attention sur le fait que la vigilance de notre club semble avoir eu du sens, si l'on en croit l'hebdomadaire LE POINT.
Dans l'un de ses derniers numéros, le "possible, probable" futur ministre d'un "envisageable" MITI à la française, Monsieur Claude Allègre, présente la GEOTHERMIE comme une voie d'avenir non seulement pour la France mais aussi pour l'Europe, dans la mesure où ces dernières décideraient d'en créer les conditions d'opportunité.
Voici quelques extraits du billet de Monsieur Allègre, intitulé " Voyage au centre de la Terre" :
""" L'énergie sera, qui peut en douter, l'une des grandes questions à résoudre pour l'Europe au XXI° siècle.... un prix du pétrole qui ne va cesser de croître, la chute actuelle n'étant q'un répit....pourquoi dès lors, ne pas faire appel à une source d'énergie naturelle, non polluante, abondante et gratuite ?
... En fait,la source d'énergie sous-utilisée, abondante, gratuite et universelle, c'est la chaleur interne de la Terre.
... N'est-ce pas là un projet à la dimension de l'Europe et à la dimension du défi énergétique que l'Europe unie doit relever ? """
HPS
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