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Dette Covid, le Quantitative Easing change la donne

La commission chargée de réfléchir à l’avenir de la « dette Covid » a rendu son rapport. Il s’agit beaucoup de non-propositions : pas d’annulation, pas de cantonnement, pas de dette perpétuelle, pas d’impôts donc pas d’austérité. On se tient prudemment à distance du quoi qu’il en coûte (QQEC), cet objet politico-monétaire que la Commission espère périssable. Le redressement des comptes publics demeure le pivot conceptuel des recommandations ; on l’évoque pour … après la crise. La principale audace est d’admettre qu’ il n’y a pas de solution immédiate à la dette et qu’il faut davantage penser

Dette pandémique ?

Les vacances sont traditionnellement propices à la rêverie. Mais les temps actuels ne s’y prêtent pas. Le temps est lourd et nous prenons davantage conscience de son écoulement. Dans ce contexte épidémique, la croissance économique est faible, l’ensemble de notre modèle économique vit un point de bascule entre deux mondes. Dieu que c’est difficile de répartir la rareté en espérant dégager les voies du futur, cela ressemble étonnamment à un va-et-vient continu. Pour la première fois de son histoire l’UE va s’endetter. La pandémie n’a fait qu’amplifier la croissance de l’endettement qui était à

Quantitative easing : encore un pas !

Du Japon aux Etats-Unis en passant par l’Europe, les banques centrales ont annoncé qu’elles sursoyaient au « retour à la normale » de leur politique monétaire afin de parer à l’actuel ralentissement économique. Taux bas voire négatifs, rachat de dettes ou injection de liquidités : les mesures non conventionnelles et le Quantitative Easing (QE) sont au cœur de la politique monétaire depuis la crise de 2008 soit une décennie. On peut dès lors se demander où est la normale et s’il s’agit d’une parenthèse ou d’une transition ? Première leçon, il y a suffisamment de réservoirs sûrs pour stocker l

Dette : l'idée à débattre de France Stratégie

Dans une note sur la soutenabilité des dettes publiques de la zone euro France Stratégie évoque une mesure inédite : l’Etat décrète qu’il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels. Il devient ainsi créditeur d’une somme annuelle correspondant à la rémunération du droit d’occupation du sol dont le paiement peut être différé lors de la vente ou de la transmission. Ni les revenus courants ni les patrimoines professionnels ne sont touchés. La ponction est même favorable à l’activité puisqu’elle lève l’aléa d’une déstabilisation par la dette grâce au rééquilibrage du bilan