Risques Naturels

Le "coup de gueule" du philosophe André Comte-Sponville sur l'après-confinement

André Comte-Sponville est un philosophe rationaliste, disciple de Spinoza, auteur prolifique notamment sur l'éthique et la morale. Lors d'une interview sur France Inter, il s'est récemment étonné de l'affolement collectif qui a saisi nos concitoyens à propos de la pandémie actuelle, rappelant que « la mort fait partie de la vie », appelant à « ne pas faire de la santé la valeur suprême de nos existences ». Selon lui on assiste à un renversement complet des valeurs de nos civilisations « où l'on considérait, à l'inverse, que la santé n'était qu'un moyen, alors certes particulièrement précieux

De Tchernobyl au Sichuan

En 1986, la catastrophe de Tchernobyl a souligné l’incompétence des autorités soviétiques et contribué à la chute du régime. Cette année, le tremblement de terre du Sichuan semble montrer, à l’inverse, que les autorités chinoises savent faire preuve de réactivité. Au lieu de désinformer l’opinion, elles ont encouragé les médias à couvrir l’évènement sans rien cacher de sa gravité. Un élan populaire en a résulté. Les bonnes volontés et les dons se sont multipliés. La cohésion nationale loin de se disloquer s’est renforcée. Il est prévu que, chauvinisme aidant, elle se renforce encore à l

Les Darfour de demain

La guerre du Darfour avec implication du gouvernement soudanais, n’a commencé qu’en 2003 mais ses prémisses remontent aux années 80 quand la sécheresse et l’avancée du désert ont commencé à réduire les quantités d’eau disponibles. Les nomades du Nord (en grande majorité Arabes) et les paysans du Sud (en grande majorité Africains) sont entrés en concurrence. Racisme et politique s’en sont progressivement mêlés. Les carnages ont fait environ 200.000 morts et l’on compte aujourd’hui deux millions de personnes déplacées. Si tout va bien, 26.000 casques bleus vont être bientôt déployés, notamment

Le marché de l’émotion

Le Pakistan n’est pas « sexy ». L’image que les Occidentaux s’en font est celle d’un pays crasseux où la misère s’étale, où l’islamisme radical fleurit, où les services secrets vendent des secrets atomiques. Qui pâtit de cette image ? Pas Musharaf et ses ministres qui, géopolitique oblige, sont soutenus par les Américains. Les perdants sont les 3 millions de sans abri et les dizaines de milliers de blessés sur le point de mourir de faim, de froid et d’absence de soins après les tremblements de terre dans les montagnes du Cachemire. Ces malheureux n’ont pas vraiment ému nos opinions publiques

Après Katrina : l’Amérique réversible

La société américaine est vibrante. Après de grandes émotions, elle est capable de grands retournements. Aujourd’hui, dominée par l’intégrisme de quelques millions d’Evangélistes qui se prennent pour des missionnaires, le choc de Katrina peut les faire changer de cap. Quiconque a été régulièrement aux Etats-Unis depuis les années 60 a vu se succéder les émeutes dans les ghettos noirs, la révolte des jeunes, la mise en cause de l’industrie par les mouvements écologiques, le déferlement de la drogue, les campagnes pour la libération de la femme, les protestations massives contre la guerre du