Le Parti Québécois, partisan de l’indépendance de la « Belle Province », est né en 1970. Il aura fallu 37 ans, une génération, pour que la revendication achève de se dissoudre par la vertu du compromis. Aux élections du 26 mars, le PQ a essuyé la plus lourde défaite de son histoire en ne récoltant que 36 sièges sur les 125 que compte l’Assemblée nationale.
Le terme « nationale » n’est d’ailleurs pas anodin car le Québec, à défaut d’être « souverain », est maintenant reconnu en tant que « nation » par le gouvernement fédéral. En fait, il s’agit d’une autonomie au sens large et cette autonomie est d’autant plus acceptable qu’elle s’accompagne de copieux transferts budgétaires (1,5 milliard d’euros supplémentaires pour 2007). Comme dit le proverbe, « l’argent ne fait pas le bonheur mais il y contribue ». La prospérité canadienne est telle que le budget fédéral est maintenant excédentaire pour la onzième année consécutive. De plus, les perspectives énergétiques (sables bitumineux de l’Alberta, etc.) laissent présager un avenir doré.
Tous les pays n’ont pas cette chance mais la leçon mérite quand même d’être retenue. Quand, n’importe où au monde, menace une guerre de sécession, le gouvernement central doit savoir perdre du temps pour en gagner. Des négociations rompues peuvent toujours reprendre. Il suffit d’attendre et de penser que le progrès économique peut servir au bien-être commun.
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