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Dans les « pays riches »,
environ 1% de la population est vraiment riche et environ 1/1000 très riche. Les classes, que l’on disait moyennes et qui regardaient vers le haut, craignent la dégringolade. Leurs fins de mois sont difficiles et ils redeviennent, selon une expression tombée en désuétude, des « gens de peu ». A tort ou à raison, ils se considèrent comme pauvres.
Ces pauvres des pays riches se sentent écrabouillés entre deux forces qui leur sont étrangères. D’un côté,
les pauvres des pays pauvres sont plus pauvres qu’eux et leur concurrence exerce une pression qui, dans certains cas, peut être préjudiciable à leur niveau de vie. De l’autre côté,
les très riches de tous pays vivent dans un monde transnational d’optimisation fiscale et de transactions immatérielles où seule la Morale pourrait les inciter à devenir « partageux ».
Ainsi, les « gens de peu » sont-ils, dans un premier temps, tentés de s’accrocher aux « avantages acquis ». Dans certains pays, comme en Allemagne et en Suède, ce combat d’arrière garde s’est mué en désir, judicieusement consensuel, d’adaptation constructive. Dans la plupart des autres, un vent de révolte commence à se lever. Il ne souffle pas dans la même direction aux Etats-Unis et en Europe mais, dans les deux cas,
la météo politico-sociale annonce le gros temps.
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