Duel arabo-persique
Ce n’est pas la force de l’Iran qui effraye. C’est sa faiblesse. La faiblesse pousse aux rodomontades et les provocations peuvent se révéler suicidaires. Lorsqu’il est arrivé au pouvoir en 1979, l’Ayatollah Khomeini a tenté d’apaiser – à son profit – l’ancestrale querelle entre Chiites et Sunnites. Des centaines d’érudits ont été mobilisés pour travailler à une « grande encyclopédie islamique » où, sans rien renier de la doctrine chiite, ils devaient se garder de toute agressivité à l’égard du sunnisme. L’Islam, pensait Khomeini, devait s’unir contre l’Occident et la lutte contre Israël