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Les citoyens israéliens ne se privent pas de
critiquer leur gouvernement. Dans quelle mesure les Juifs de la diaspora peuvent-ils se le permettre ? De plus en plus nombreux sont ceux qui, en Europe et aux Etats-Unis, se posent ouvertement la question.
L’Etat d’Israël a été consacré, en 1948, par un vote de l’ONU. Le Vatican, alors, a refusé de le reconnaître. Ses raisons n’étaient pas seulement politiques.
Le vieil antisémitisme chrétien se complaisait dans le mythe du juif condamné à l’errance pour cause de déicide. L’anti-sionisme a pris le relais. Et ce, d’autant plus facilement qu’il n’était plus possible, après Auschwitz, d’afficher des sentiments hostiles aux Juifs en tant qu’individus.
Symétriquement,
les Juifs de la diaspora ont été enclins à soutenir l’Etat d’Israël. Mais jusqu’où ? Devaient-ils le soutenir à l’aveugle en postulant que tout ce que faisait le gouvernement israélien était juste parce que fondé en légitime défense ? Devaient-ils, au contraire, faire preuve d’esprit critique, si possible de façon lucide et constructive ? Pas évident de mêler sa voix à celles d’adversaires potentiels quand on est à l’arrière et que d’autres sont au front. Pas évident, à l’inverse, de mettre ses scrupules au vestiaire et de dire toujours oui.
Le débat fait rage en France et, encore plus aux Etats-Unis où l’AIPAC soutient Netanyahu quoiqu’il fasse ou qu’il dise et où J. Street – organisation plus récente et d’inspiration libérale - prend le parti inverse.
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