
Dans l’attention portée à la « crise de l’euro », on peut voir le succès fascinant de la finance post Lehman. En deux ans,
on est passé d’une unanimité des Etats pour modifier le comportement des banques, responsables de la crise, à une foire d’empoigne entre les Etats devenus les nouveaux « responsables de la crise ».
Américains et Britanniques pleurent des larmes de crocodile sur les malheurs de l’euro ; et les dirigeants français pensent tellement fort que les marchés devraient ratatiner la Livre qu’ils le disent publiquement. Voici comment, une fois de plus,
les Etats se retrouvent, en 18 mois, « curiacés » par la finance…
Alors, que parier sur l’euro ? Passera-t-il Noël 2013 ?
Pour les paris, comme en assurance, l’important est de bien définir le fait générateur. Mais l’un des scénarios les plus commentés depuis 18 mois (la crise de l’euro) est un des plus obscurs.
Il était d’abord implicitement admis qu’une « crise de l’euro » équivaudrait à ce qui se passe d’habitude pour une devise en crise :
une chute brutale de sa valeur. Rien de tel ne s’est produit et l’euro reste encore très (trop ?) cher pour nos exportations. Les Cassandre sont retombés sur leurs pieds en faisant valoir que la chute serait institutionnelle. Mais de quoi s’agit-il ?
- Est-ce la sortie d’un pays et par exemple la Grèce ? J’observe que les Grecs, au pied du mur, se sont accrochés à l’euro comme bernique à son rocher, et donc je n’y crois pas non plus. Mais au fond c’est assez secondaire : l’euro aurait sûrement pu attendre un peu avant d’accueillir la Grèce, et ne mourrait pas de son départ.
- Est-ce la disparition de l’Euro, avec retour de chacun à sa devise d’ici Noël 2013 ? Je n’y crois absolument pas et suis prêt à le parier si des membres des Vigilants sont d’un avis différent et suffisamment joueurs !
Je préfère parier que
la tension actuelle va sonner le glas de la banque universelle ; et d’abord ouvrir en France un débat qui s’est déjà tenu au Etats-Unis et en Grande Bretagne.
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