Union Européenne

La Hongrie, les réfugiés, l’Europe : une question de principe

Pourquoi la Hongrie se refuse-t-elle à participer au système de répartition des réfugiés entre les pays européens conçu par la Commission Européenne ? Reçu le 17 mai 2016 au cours d’une Matinale du Club des Vigilants, l’ambassadeur de Hongrie en France, Georges Károlyi, a longuement expliqué la position de son gouvernement qui a été très commentée et critiquée en Europe. La crainte du chômage ou les raisons économiques ne sont pas l’essentiel, a-t-il assuré. On a beaucoup exagéré aussi le refus des musulmans. Ce serait un problème de « mode de vie », un problème pour la société. Pour être

La Russie en Ukraine et en Syrie ou qui manipule qui ?

L'action que mène la Russie en Syrie n'est pas destinée à infliger une leçon quelconque aux occidentaux, mais tout simplement à défendre les intérêts russes dans cette région du monde. Notamment assurer la pérennité de sa principale base navale qui contribue au maintien de son influence en Méditerranée, mais aussi détruire l'Etat islamique avant que son idéologie mortifère n'irrigue les populations musulmanes de Russie. La différence avec les États-Unis et leurs alliés c'est que la Russie défend ses intérêts avec beaucoup plus d'efficacité et de pragmatisme. Sans son intervention, Damas serait

Salah Abdeslam : Riinisation, Breivikisation ou repentir ?

L'arrestation vivant de Salah Abdeslam le 18 mars pose quantité de questions sur la manière dont il sera traité par la justice et sur ce que sera sa propre attitude. Il est le seul survivant connu par la police des terroristes responsables des attentats du 13 novembre. Le long processus judiciaire qui commence ouvre sans doute un nouveau chapitre dans l'évolution du traitement des crimes en Europe, chapitre qui mettra à nouveau en évidence le recul de la loi du Talion. L'Europe est le premier laboratoire du monde pour l'abolition de la loi du Talion. Je m'explique : la loi du Talion, apparue

Carton rouge aux réponses de l’Europe aux migrants

Carton rouge aux Etats et aux dirigeants européens qui ont été incapables de proposer et de mettre en place une politique commune cohérente, à défaut d’une solution, face aux problèmes des migrations incontrôlées. Déchirés entre Sud et Nord, Est et Ouest, tenants d’un accueil sans limite et tenants d’une citadelle inviolable, les pays européens se retrouvent isolés, chacun dans ses anciennes frontières. Ils se révèlent même incapables ne serait-ce que de travailler sur l’ébauche d’un plan, sans grande vision, il est vrai, de la Commission, au risque de se retrouver 70 ans en arrière, dans la

Jerôme Cazes critique la nouvelle réglementation des assureurs

Depuis la dernière crise financière de nombreuses réglementations ont vu le jour. Elles sont destinées, en principe, à mesurer et limiter les risques pris par les banquiers et les assureurs. Jérôme Cazes, ancien Président du Club des Vigilants et ancien assureur crédit (COFACE) est très sévère à l’égard de Solvabilité 2, la nouvelle réglementation qui s’impose aux assureurs depuis le 1 er janvier. Il a signé une tribune très critique dans Les Echos que l’on peut retrouver sur le site du Cercle des Echos

Alexandre Orlov : Ce que veulent nos amis russes

La Russie est une très grande amie de la France. La Russie est un pays pacifique, mais c’est aussi un pays « fort » qu’il ne faut pas menacer ou provoquer. Tels ont été les deux axes principaux des échanges passionnants entre Alexandre Orlov, Ambassadeur de Russie en France, et les membres et amis du Club des Vigilants, mercredi 9 décembre au cours d’une Matinale du club. Echanges où il fut évidemment beaucoup question de la Syrie, de la Turquie et du Proche-Orient. L’ambassadeur, qui est un grand connaisseur de la France et s’exprime dans un français parfait, décrit comme une réussite totale

Pas de panique sur la Turquie, mais…

La Turquie d’Erdogan, représentée par le Premier ministre Ahmet Davutoglu (photo), a eu droit à un « sommet », dimanche 29 novembre à Bruxelles. La chancelière allemande en visite en Turquie il y a peu avait déjà évoqué la reprise de négociations sur l’adhésion de la Turquie, ce qui avait motivé les interrogations d’un Vigilant (voir alerte du 12 novembre « Quelle mouche a piqué Angela Merkel ? »). La perplexité est d’autant plus grande devant ces informations que le jeu de la Turquie d’Erdogan dans un proche orient déjà compliqué n’est pas facile à analyser. De nombreuses interrogations

Pour un FBI européen

[[{"type":"media","view_mode":"media_large","fid":"6773","attributes":{"class":"media-image wp-image-6413 alignleft","typeof":"foaf:Image","style":"","width":"151","height":"151","alt":"images"}}]]La mauvaise coordination entre services de police et de renseignement européens est stigmatisée depuis le 13 novembre, comme lors de chaque attentat. On va, c’est certain, accroître cette coordination dans le futur. Mais comment ne pas voir que les dysfonctionnements majeurs d’aujourd’hui (évasion fiscale massive et appauvrissement des états, états faillis et guerres civiles, réchauffement de la

Quelle mouche a donc piqué Angela Merkel à propos de la Turquie ?

La Turquie est candidate à intégrer l’UE depuis près de 30 ans (même si les négociations officielles n’ont débuté qu’il y a 10 ans) ! J’ai longtemps été partisan de cette adhésion. Mon idée était qu’une Turquie solidement amarrée à l’Europe serait un facteur de développement économique pour nous tous et, surtout, un trait d’union, donc un facteur de paix, avec un monde musulman en pleine ébullition. Si cette adhésion s’était faite il y a 10 ou 20 ans, la face de la Turquie, la nôtre et, sans doute celle du Monde, en eussent été profondément (et je le crois positivement) changées. L’Histoire

Réfugiés : Inquiétant renversement de l’opinion

On peut se réjouir sans réserve que la France et une partie de l’Europe accueillent enfin les réfugiés –syriens notamment- comme il se doit. On peut regretter qu’on ait mis si longtemps à le faire. Et on peut néanmoins s’inquiéter du renversement auquel nous venons d’assister. En l’espace de quelques jours le gouvernement français, une bonne partie de la presse et l’opinion majoritaire ont changé totalement d’attitude. A cause de la photo d’un enfant mort sur une plage et des initiatives prises par le gouvernement allemand. On a rarement vu une démonstration aussi caricaturale de tout ce qu’on