Union Européenne

Le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien pourrait être une bonne nouvelle !

Le retrait des États-Unis d’un accord durement négocié et, au dire des observateurs les plus avisés, respecté par la partie iranienne pourrait être l’occasion de relancer le multilatéralisme. Qu’Européens, Russes et Chinois proclament leur volonté de maintenir cet accord et il perdurera. Quel est le frein ? La crainte qu’ont nos entreprises de s’engager en Iran et la terreur de notre système bancaire de financer les opérations commerciales avec ce pays par crainte des représailles états-uniennes. Que l’Union européenne, la Chine et la Russie annoncent d’un front uni qu’elles s’opposeront à

Quelle(s) puissance(s) dans un monde semi-chaotique ?

Au cours d’une Matinale du Club des Vigilants Hubert Védrine a livré sa vision, réaliste, du système international et des tensions qui le traversent. Le compte à rebours climatique, la démographie et la révolution numérique sont les principaux facteurs de changement. La géopolitique, c’est-à-dire la capacité des acteurs internationaux à diriger les événements, subit leur influence. Ces facteurs modifieront les hiérarchies existantes, la compétitivité écologique deviendra un facteur important de la puissance. Il n’y a pas de communauté internationale. Nous sommes dans un monde instable, pas

Pour Aquilino Morelle la future opposition doit être celle du non à l’Europe.

L’enjeu principal pour l’avenir des oppositions en France n’est pas de savoir qui peut dominer la gauche ou la droite mais comment regrouper le camp des « anti-européistes » en vidant le Front National de ses électeurs. Tel est le schéma qu’esquisse Aquilino Morelle. L’ancien conseiller politique de François Hollande pendant les deux premières années du dernier quinquennat était l’invité du Club des Vigilants mardi 23 mai. Directeur de campagne de Arnaud Montebourg pour les primaires de 2012, il était déjà très critique à l’égard de la mondialisation et de l’Europe telle qu’elle fonctionne et

Suzanne Berger: pour éviter le protectionnisme cédons sur l’immigration

Les coûts politiques de la globalisation, en forte augmentation, sont « hors de contrôle ». Symptômes : Trump et le Brexit. Que faire ? C’est la question à laquelle a tenté de répondre Suzanne Berger, politologue et historienne américaine, spécialiste de la mondialisation mais aussi de la France. Elle s’exprimait le 16 janvier à Paris, dans le cadre du cycle « Ethique et Economie » organisé à l’Institut par Bernard Esambert et Gérard Collomb. Les causes économiques du populisme sont incontestables. Depuis l’entrée de la Chine dans l’Organisation Mondiale du Commerce en 2001, l’augmentation des

Trump et le déclin du leadership américain : l’Europe est-elle en ordre de bataille ?

Que nous réserve le nouveau Président Donald Trump, fraîchement élu, dont les provocations et les rodomontades ont régulièrement défrayé la chronique et continuent d’alimenter les conjectures ? Son arrivée, dans un contexte général d’affaiblissement du leadership américain (le récent accord sur la Syrie dont les USA sont les grands absents l’atteste), met l’Union Européenne devant ses responsabilités. Donald Trump a estimé que l’OTAN était une organisation « obsolète » (on ne peut pas lui donner entièrement tort sur ce point) et s’est plaint que ses alliés ne contribuaient pas suffisamment à

L'avenir de l'accord avec l'Iran dépend autant des Européens que de Trump

Donald Trump avait déclaré pendant la campagne électorale qu’il "reverrait" l’accord du 14 juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien. Depuis, le président-élu est revenu en partie sur quelques-unes de ses promesses. Selon notre ami François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France à Téhéran, dont nous publions ici l'article paru sur le site boulevard-exterieur.com, dédié aux questions internationales, les Etats-Unis pourraient se retirer sans difficultés juridiques de l’accord avec l’Iran mais leur départ ne condamnerait pas le texte qui a été approuvé par le Conseil de sécurité des

Le Brexit non juridiquement valable ?

Stupeur et tristesse envahissent l'Angleterre après le réferendum sur le Brexit, surtout chez la grande majorité des jeunes, qui avaient voté pour le "remain". Mais au fond, le résultat de cette consultation populaire a-t-il force de loi ? Beaucoup d'esprits lucides et avisés se rendent compte que les préjudices que subiraient de nombreuses entreprises en cas de Brexit n'est pas pris en compte dans l'opération de sortie. La baisse inévitable de la livre sterling appauvrit indiscutablement tous les Anglais. Et nous ne comptons pas les désordres et les manques à gagner dans toute l'Europe

Le Brexit, une chance historique pour l’Union européenne ?

Nos amis britanniques s'apprêtent à voter pour ou contre le maintien de leur pays dans l'Union européenne. La dynamique de la campagne semble indiquer que la sortie de cette Union a le vent en poupe. Certes le Brexit fait peser un risque économique (d'ailleurs plus fort, semble-t-il, pour nos amis britanniques que pour nous) et politique (une possible « contagion » mais, si elle devait s'avérer, elle ne concernerait que des pays mineurs). Ce départ ne peut-il pas, bien au contraire, représenter une chance historique pour l'UE ? Le Royaume-Uni a eu, depuis toujours, « un pied dans l'Union et un

Si la crise de 2008 recommençait…

Difficile d’exclure qu’une crise financière majeure comme celle de 2008 recommence un de ces jours. Difficile d’exclure qu’elle mette les banques en difficulté. Et difficile d’exclure que les contribuables et l’économie en général n’en pâtissent comme la dernière fois. C’est le sentiment général qui ressortait après avoir entendu Christophe Nijdam, Secrétaire Général de Finance Watch, qui s’exprimait le 13 juin 2016 devant le club des Vigilants. Ancien banquier, ancien analyste financier spécialiste du secteur bancaire, Christophe Nijdam définit Finance Watch, jeune organisation née de la

Negative interest rate, the silent revolution

Recently the German minister for finance Wolfgang Schaüble has criticized the European Central Bank: “the policy of zero interest rates is an attack on the savings of millions of Germans who have put their money in savings accounts or life insurance”. He implies this is to blame for the rise of the euro-sceptic “Alternative for Germany” Party. Concretely, the minister takes aim at the ECB’s zero reference rate and negative deposit rate (-0,4%). The Central Bank has chosen this policy of negative rates. By penalizing deposits, it pushes the commercial banks to recycle them into credit favorable