Alep, point haut de l’aventure iranienne en Syrie
Pour les Iraniens la bataille d’Alep représente une victoire mais elle est fragile et l’Iran n’a pas intérêt à prolonger la guerre en Syrie, estime François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France à Téhéran. La République islamique d'Iran savoure en ce moment l'accomplissement de "la promesse divine" qu'est la victoire d'Alep. En son sein, les Pasdaran, ou Gardiens de la Révolution, ont beaucoup donné d'eux-mêmes depuis cinq ans, soutenant à bout de bras la vacillante armée de Bachar el Assad, formant des forces d'appoint sur place, et surtout faisant venir du Liban des milliers de