
Le supplément littéraire du Monde consacrait, il y a quelques semaines, son dossier à trois livres qui tous s’intéressent à des personnages d’imposteurs. Déjà étonnant. Le phénomène ne s’arrête pourtant pas aux frontières de l’hexagone. Les critiques ont fait grand cas aussi du livre américain Mauvais sang ne saurait mentir (éditions Bourgois), récemment traduit en français, dans lequel le journaliste Walter Kirn se demande comment il a pu se laisser berner pendant des années par un personnage se faisant passer, entre autres, pour un lointain héritier Rockefeller. Le célèbre écrivain espagnol Javier Cercas consacre à son tour son dernier livre, sans doute bientôt traduit en français, à un de ses vieux concitoyens qui a réussi, comme sommet de toute une carrière de faux semblants, à être président de l’association des déportés espagnols sans jamais avoir mis les pieds dans un camp de concentration (El impostor, édité chez Literatura Random house).
Que signifie cette accumulation ? Pourquoi cette fascination ? Il me semble qu’il y a là un signal auquel un club qui se veut « vigilant » et attentif aux évolutions de la société devrait s’intéresser.
Qu’en pensez-vous ? Je vois que Roland Gori, professeur de psychopathologie, estime que notre société fabrique des imposteurs (c’est le thème de son dernier livre). En voici un compte-rendu http://www.latribune.fr/blogs/mieux-dans-mon-job/20130402trib000757132/notre-societe-fabrique-de-plus-en-plus-d-imposteurs.html
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