Citoyenneté

Je suis un prof

Le refus d’honorer les victimes de Charlie Hebdo n’est pas marginal. Les analyses paraissent, la presse relate les incidents dans les écoles. Au-delà des provocations, de l’immaturité, une tendance apparaît, c’est une incompréhension de la loi. La loi positive (pourquoi Dieudonné et pas Charlie Hebdo ?) et, exceptionnelle mais plus grave, de ce que la science politique appelle la loi naturelle, c’est-à-dire des principes qui s’imposent à tous et partout et notamment un : on ne tue pas. Pas étonnant, dans ces conditions que l’incompréhension de la laïcité soit profonde. La situation est grave

L’élégance

Voilà bien un concept qui, sorti de son contexte de la mode et du luxe, peut paraître pour le moins désuet. S’il l’on prend l’exemple de la mode, il ne s’agit pas en effet de porter de beaux vêtements mais aussi de les porter naturellement avec légèreté et aisance. Le résultat en est fluidité et prestance. Dans notre verbiage actuel, et même si je ne sais pas trop si cela correspond bien, on dirait dans ce cas d’une personne qu’elle a la « classe » ou qu’elle fait « classe » même si souvent cela a un côté plutôt « flashy ». L’élégance ne se rapporte pas uniquement qu’à l’habillement. L

Dira-t-on du 11 janvier 2015 que c’est une journée qui a fait la France ?

La France est un pays révolutionnaire, c’est son mode de fonctionnement. Les grands conflits se débloquent dans un élan qui, un jour, catalyse les énergies entravées, les reformate et provoque un saut, pas seulement un sursaut. La prise de la Bastille, les barricades de 1830, celles de 1848 sont stylisées dans les gravures de nos livres d’histoire, elles sont la pointe événementielle d’un mouvement de fond qui a imposé l’égalité civile, refondé la hiérarchie sociale en distribuant les richesses de l’ordre conservateur du clergé puis déclassé un pouvoir inadapté à l’âge technique. L’histoire ne

Groggy, mais … vigilant

On est groggy, comme assommé par trop d’émotions. Après tant de violence vécue en direct, voilà que ce 11 janvier a vu se lever des millions de personnes en France, dans le monde pour cette « marche républicaine ». Bien sûr, on peut s’interroger sur, voire s’offusquer de la présence, aux côtés du chef de l’Etat, de certains dirigeants dont les pays figurent dans les profondeurs du classement de Reporters sans frontières. La liberté d’expression, brandie par nous comme un étendard, n’est certes pas leur tasse de thé… Mais passons. C’est « l’après » sur lequel nous devons maintenant exercer

L'Union Européenne est Charlie

Dans un article publié sur le site Fenêtre sur l'Europe, Xavier Grosclaude, membre du Club des Vigilants cite deux dates qui font sa fierté "d'être européen" : le 9 novembre 1989, lors de la chute du mur de Berlin et le 7 janvier 2015, après l'attentat perpétré dans les locaux de Charlie Hebdo. Deux moments, écrit-il, différents de notre Histoire mais dans les deux cas une même force celle de la Liberté, une Liberté une et indivisible à l’image de la République Française. Lire l'intégralité de : L'Union Européenne est Charlie

♯Je suis Charlie : comprendre des assassins ?

Tout le monde a été parfait après les assassinats de journalistes et de policiers, ce funeste mercredi 7 janvier, à Charlie hebdo. Notamment les Français qui se sont spontanément rassemblés sous le slogan « Je suis Charlie », partout en France. Je n’ai pas une virgule à changer à la déclaration de Jérôme Cazes, notre président du Club des Vigilants, postée dès mercredi après-midi sur notre site. Pourtant… Pourtant je pense qu’il faut aller plus loin. Nous ne pouvons plus nous contenter de qualifier d’idiots ou de fous de jeunes hommes qui assassinent au nom d’Allah. Quand la France a plusieurs

Solidarité avec Charlie Hebdo

Créé par un journaliste, Marc Ullmann, apolitique et areligieux, le Club des Vigilants a dans ses gènes la défense de la liberté de dire et de publier, y compris et surtout ce qui dérange les conformismes et force à réfléchir. Nous nous associons au deuil de toutes les victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo, aux condamnations de ce crime, et nous engageons à ne pas baisser la garde mais à être plus vigilants encore dans le futur pour dénoncer tous les fanatismes. Jérôme Cazes, Président du Club des Vigilants, s'exprime au nom de tous les membres du Conseil d'administration et des membres

Quand les robots seront des adultes responsables…

Débat dans un style très « Vigilants » le 12 décembre autour du jeune avocat Anthony Bem et du droit balbutiant des robots. Les questions et témoignages de l’assistance ont beaucoup enrichi l’intelligence collective sur ce sujet. S’interroger sur le droit applicable à ces intelligences artificielles ouvre évidemment sur des questions beaucoup plus larges. Droit des enfants ? Droit des animaux ? Rétablira-t-on un jour la peine de mort pour les robots ? Pour le moment personne n’a encore mis en cause la responsabilité d’un robot devant les tribunaux. Il faudrait démontrer la « capacité de

USA : seule l’intrusion de l’Etat fédéral est jugée « liberticide »

Apple et Facebook proposent à leurs salariées de prendre en charge une partie des frais de congélation d’ovocytes. La plupart n’y voient aucune intrusion sur leur liberté de choix du moment de procréer, encore moins une manière peut-être détournée de les faire remettre à plus tard leur projet de maternité. Yahoo a offert un bracelet Jawbone muni de toutes sortes de capteurs – tensiomètres, cardiomètres, podomètres … à ses 11 000 salariés. La raison invoquée ? Le Quantified Self, ou « quantification de soi » permise par ces capteurs inciteraient les salariés à avoir une vie plus saine, à

Etat et Big data, même combat ?

Deux décisions récentes de l’Etat conduisent à dévoiler à des entreprises des renseignements personnels que l’on ne souhaite pas forcément livrer. Il est déjà bien difficile de ne pas livrer sa vie personnelle d’agent économique de nos jours. Combat illusoire, combat passéiste peut-être. C’est en tout cas le choix d’un certain nombre d’entre nous. L’Etat va-t-il progressivement contribuer - toujours pour d’excellentes raisons bien sur - à ce que la possibilité de ce choix disparaisse ? Deux informations lues dans un même numéro des Echos, celui du lundi 3 novembre, donnent l’impression qu’on